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Luce Pelletier. Toucher l'instant

Du 3 septembre au 23 octobre 2011

© Luce Pelletier
Le Géranium
2011
Photographie
Dimensions variables

 

Au-delà de notre volonté de respecter la nature, il y a cette inévitable présence de l'humain. Nous sommes là, nous existons, et si faire marche arrière est impensable, souhaiter notre disparition est absurde. Puisque nous sommes là, avec notre bagage de culture, il faut apprendre à vivre en harmonie avec la nature, un apprentissage qui se fait pressant, nous rappelle Luce Pelletier. Pour nous y amener, l'artiste nous invite à nous sensibiliser aux manifestations de la vie, aux plantes, aux animaux, à la lumière, aux textures, aux motifs, bref, à faire appel à nos sens, à notre sensitivité. Témoignage de ses années vécues en Montérégie, en milieu agricole, Luce Pelletier nous propose l'exposition intitulée Toucher l'instant, une installation où se côtoient les ouvrages de dames et la sculpture contemporaine, les dentelles et les images numériques, la flexibilité des rideaux et la rigidité des cloisons, l'opacité et la transparence, le vivant et l'inerte, l'artisanat et les nouvelles technologies. Par l'actualisation de diverses techniques et matériaux, l'artiste crée de nouveaux rapports aux objets et à l'environnement.

 

Conférence de Luce Pelletier le samedi 10 septembre à 14 h
Vernissage / Lancement le samedi 10 septembre à 15 h


Simon Bilodeau. Le monde est un zombie / Le monde est un zombie

Commissaire_Katrie Chagnon
Du 5 novembre au 23 décembre 2011

© Simon Bilodeau
Le monde est un zombie \ Le monde est un zombie
2011

Partant d'une réflexion sur le transport et la mobilité, l'installation Le monde est un zombie explore la dimension fantasmagorique du réel par la mise en scène d'un imposant conteneur industriel. Cet objet évoque l'histoire de l'industrialisation et la culture de masse, des phénomènes que Simon Bilodeau interroge à la lumière des simulacres contemporains. Interface mobile entre différents espaces — physiques, virtuels et symboliques —, le conteneur transporte avec lui les vestiges d'un monde mystérieux, qui oscille dangereusement entre la survivance et la disparition. En réponse à cette ambiguïté temporelle, une tension entre l'enchantement et le désenchantement anime la démarche de l'artiste, dont toutes les installations comprennent aussi un important volet pictural. L'exposition présentée à EXPRESSION inaugure une seconde phase du projet Le monde est un zombie qui a été montré une première fois à la Maison des arts de Laval en 2011. Avec cette nouvelle présentation, l'artiste et la commissaire poussent plus loin le concept de mobilité sur lequel repose le projet, tout en tenant compte des caractéristiques de son lieu d'accueil. Le travail de collaboration entre Simon Bilodeau et Katrie Chagnon se poursuit donc à travers une réflexion renouvelée sur les conditions de déplacement, de « revenance » et de reproduction de l'œuvre.

 

Conférence de Simon Bilodeau et Katrie Chagnon le samedi 5 novembre à 14 h
Vernissage / Lancement le samedi 5 novembre à 15 h


Dominique Gaucher. Hybris et Némésis

Du 21 janvier au 5 mars 2012

 

© Dominique Gaucher
Paintscape
2010
Huile sur toile
1,8 x 1,8 m

Les œuvres de l'exposition Hybris et Némésis tirent leur origine, pour reprendre les mots de l'artiste, de flaques de couleurs qui s'étendent et se mêlent lentement par une dynamique des fluides difficile à contrôler, et qui deviennent de vastes territoires accidentés. Avec cette série d'œuvres inédites, délaissant ses habitudes de tout vouloir contrôler, prévoir, planifier, le peintre Dominique Gaucher réagit à ce qui se produit sur la toile. Ouvert aux pertes de contrôle, l'artiste s'oblige ainsi, parfois, à suivre jusqu'au bout des pistes où il s'égare. À prendre des libertés. À vivre l'imprévisible. Cette exposition en deux volets présente de ce fait les deux faces d'une attitude, qui oscille de la démesure — ambition aveugle, insolence — à la réprimande de cette démesure vengeance divine qui met en évidence la fragilité de l'humain devant la puissance des éléments. De là le titre de l'exposition, Hybris et Némésis.

Paradoxalement, c'est dans les grands tableaux présentés à EXPRESSION que l'humilité exigée par Némésis prend son sens — crainte et reconnaissance des forces surdimensionnées. Et c'est dans les œuvres sur papier de plus petites dimensions exposées à Plein sud que s'expriment la démesure de la déesse Hybris, l'erreur, la folie, l'arrogance.

Plein sud et EXPRESSION présentent simultanément l'exposition en deux volets intitulée Hybris & Némésis.

 

Volet Hybris à Longueuil, du 21 janvier au 25 février 2012
Vernissage le samedi 21 janvier de 12 h à 14 h à Longueuil

Volet Némésis à Saint-Hyacinthe, du 21 janvier au 5 mars 2012
Vernissage le samedi 21 janvier de 15 h à 17 h à Saint-Hyacinthe
Conférence de Dominique Gaucher le samedi 21 janvier à 16 h à Saint-Hyacinthe


Richard Deschênes. TRANSFERT

Du 17 mars au 29 avril 2012

 

© Richard Deschênes
Influenza
2010
Acrylique et fusain sur contre-plaqué
195 x 240 cm

Depuis une vingtaine d'années, le peintre Richard Deschênes décortique habilement le phénomène de la perception et, pour ce faire, il nous renvoie, nous les spectateurs, au processus de fabrication de l'image, au rôle de la mémoire, à la psychologie de la cognition. Que percevons-nous ? nous rappelle-t-il. L'objet, la matière, ou seulement le simulacre, l'image de cet objet, de cette matière ? Il dira d'ailleurs à ce propos : « Ma peinture a une importance beaucoup plus psychique que physique. »

Le contenu de ses œuvres fait appel à la fois au microscopique et au macroscopique, au minéral et à l'organique, à l'abstraction et à la figuration, à l'animal multimoléculaire et à l'atome. Parmi ces formes abstraites ou figuratives, certaines se manifestent de façon récurrente, telles des matrices, répétées, copiées, décalquées, et transférées à de multiples reprises. Comme si le rôle de la mémoire consistait à transférer, copier, effacer, sélectionner, puis, au stade de la cognition, à organiser, structurer, échafauder. Dans le processus de fabrication de ces peintures de grandes dimensions se profilent des dessins décalqués, copiés, masqués. Apparition, disparition, mémoire, oubli, sélection. De ce fait, on comprend que nos édifications de l'esprit ressemblent étrangement à des hypothèses — beaucoup plus qu'à des certitudes — faites d'images agencées au gré de notre mémoire personnelle et collective.

 

Conférence de Richard Deschênes le samedi 17 mars à 14 h
Vernissage le samedi 17 mars à 15 h


Guy Laramée. Attacher les roches aux nuages

Commissaire_Danielle Lord
Du 2 juin au 12 août 2012

 

© Guy Laramée
Longmen
2010
Encyclopédies érodées, acajou
33 x 56 x 24 cm

Artiste multidisciplinaire, Guy Laramée se questionne sur l'érosion des cultures, sur le mythe de la connaissance versus l'inconnaissance, sur la rupture ou la continuité en art. Ces questions rejaillissent inévitablement dans ses œuvres qui représentent toujours un paysage. Les œuvres de Laramée invitent au silence, à la spiritualité et à la contemplation. Selon les différentes séries qu'il réalise, il construit un mythe, une histoire reliant le passé, le présent et le futur. Il est fortement inspiré, entre autres, par Caspar David Friedrich (1774-1840), peintre romantique allemand.

L'exposition présentée à EXPRESSION est un survol du travail de l'artiste depuis quelques années. Nous y retrouverons des peintures aux paysages mystérieux, brumeux, flous qui obligent le spectateur à fouiller l'insondable; des paysages sculptés dans des livres anciens laissés pour compte où il détruit et mutile pour mieux reconstruire, pour créer des histoires et des paysages fictifs; un nouveau diorama tiré d'une œuvre de Friedrich : Meeresstrand im Nebel (Brouillard); et ses dernières réalisations influencées par le bouddhisme dont une installation dédiée à Guan Yin.

 

Conférence Guy Laramée et de Danielle Lord le samedi 2 juin à 14 h
Vernissage le samedi 2 juin à 15 h